Les bienfaits du digital pour les "petits" sports

Publié le par thinktank-frenchbasket

Je suis à (grande) distance la convention Sporsora. J'en extraie grace à www.socialsport.fr et  boris helleu deux themes d'importance à mes yeux

 

- la monetisation des réseaux sociaux pour les clubs

- la recomposition du paysage TV avec l'Equipe HD et BeIN Sport

 

Ces deux thèmes ne sont d'ailleurs pas si éloignés l'un de l'autre. Ils traduisent une atomisation de la diffusion des contenus sportifs, qu'ils soient écrits ou visuels. On peut d'ailleurs affirmer sans trop se tromper que le cumul des des deux phénomènes va nous affranchir trés vite des relais que constituaient les TV (en tout cas sur les sports médiatiques) pour nous jeter face à l'urgence de structurer une nouvelle relation avec le fan : le one-to-one.

 

Si on est ok sur ce constat, on a vite fait de redéfinir l'urgence de notre action pour le Basket. Elle se situe sans aucun doute dans une anticipation des modes de consommation du futur, de plus en plus individualisé, de plus en plus en direct avec la cible.

 

Oh, j'en entends bien qui nous disent : point de salut pour le développement sans couverture TV. Ok,Ok, Ok... mais quelle couverture TV ?

- celle qui nous vaut d'etre vu en moyenne par 30.000 personnes environ sur chaque match télédiffusé sur Sport + (soit 1,2 millions de contacts sur une année pleine)

- celle qui nous vaut de nous trouver dans une situation où il faut attendre la finale d'un compétition internationale des nations (soit statistiquement 2 fois par décennie) pour approcher les 2 millions de téléspectateurs

Peu importe,. ces chiffres là restent faméliques et ne constituent pas le socle pour travailler un marketing de masse efficace.

 

Et si nous ouvrions les yeux et que nous commencions à nous interroger sur la masse invisible, celle du million de personnes qui se rend dans les salles de PROA  chaque saison. Ne devrait-on pas à tout le moins lui porter une considération proportionnellement identique à celle que nous accordons aux acteurs de la TV ? Ne constitue-t-elle pas encore une fois la première base d'un déploiement de notre économie Basket ?

 

J'en suis convaincu depuis fort longtemps. J'ai essayé d'en convaincre mes collèges qui vendaient du sponsoring en mettant en avant une quantification des contacts médias sans jamais évoquer une quantification des contacts directs, dans la salle, et qui donc ne développaient jamais des plans d'activation des prestations vendues dans une optique intra-arena. Mais je me suis toujours senti tel le martien sur ces aspects.

 

Alors, l'émergence des NTIC, la profusion des médias sociaux, de ces outils qui permettent à une marque,qu'elle soit club ou athlète, d'entretenir une relation directe avec ses sympathisants, me semblent constituer une formidable opportunité pour le Basket. Soyons ici pour une fois les premiers à ré-inventer la relation avec notre premier client, celui qui fait l'effort d'acheter un billet. Développons autour de lui un faisceau de contacts qui nous permette d'en faire un relais de rayonnement de notre sport. In fine, manifestons pour nos supporters la considération que chaque bouclard se doit d'avoir pour ses clients.

 

Et là je me plais à réver (nen déplaise à certains) : et si le digital mettait mes congénères en situation d'accepter enfin une évidence : c'est du fan que tout doit repartir. Et nous finirons la courbe d'évolution qui semble s'imposer

 

De....mass média.....vers média spécialisé.....puis communauté ........et enfin one-to-one

 

Serait on assez con dans le basket pour continuer à raisoner comme si nous en étions restés à l'air du mass média ?

Va-t-on là encore louper uin train que semble prendre le rugby (tiens j'en dis du bien) avec son projet de stade fédéral entièrement connecté ?

 

Au lieu de se "branler la cervelle" à pondre une nouvelle formule à 18 au lieu de 16, on ferait mieux de passer de l'énergie à nous occuper de ces sujets éminement stratégiques !!!

 

 

 

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