Un championnat de France dédié aux joueurs français

Publié le par thinktank-frenchbasket

L'évocation hier de la perspective de ligue fermée n'a pas eu l'effet d'une bombe comme pressenti.

Seuls quelques commentaires ont fleuri sur cette bonne page facebook.

http://www.facebook.com/#!/groups/173916785978119/

Ils révèlent quand même tous un rejet de ce projet pour les motifs essentiels suivants :

 

1/ Envisager une ligue fermée serait selon certains faire table rase du passé, de ces bastions de basket qui se sont construits au fil des décennies. Mais avant de conclure à cela, il faut aussi s'intéresser à ce que je propose en parrallèle (et non pas en dessous) de cette nouvelle ligue.

 

Dans le projet que j'ai à l'esprit, il subsistera une première division nationale dont les membres seront issus de l'actuelle PROA. Puis à l'avenir de ceux qui sont en PROB aujourd'hui et qui gagnerait le droit aux mérites sportifs d'évoluer à l'échelon supèrieur. Ne disparaitrait de ce circuit que ceux qui aujourd'hui positionnés dans des marchés à fort potentiel dotés d'une salle ferait le choix d'accéder à la ligue fermée (potentiellement Paris, Lyon-Villeurbanne, Strasbourg et potentiellement Nancy). Pour le reste, on garderait les mêmes et on continuerait à innerver les régions avec ce qu'il conviendrait de marketer comme la 1ère division nationale. On renforcerait ce caractère national par le fait que les équipes ne seraient constitués que de joueurs français (ou CEE). On assurerait l'attractivité sportive de cette division par le fait que ce serait son vainqueur qui se verrait décerner le titre de Champion de France, le vainqueur de la Ligue fermée devenant par exemple le vainqueur du trophée de france. Ainsi, les clubs participant à cette première division nationale pourrait continuer à jouir du même prestige. Ainsi les clubs participant à cette division ferait éclore en priorité des talents français. Ainsi le processus d'identification des publics concernés aux joueurs de leur équipe se ferait tout naturellement.

 

Nous aurions là, dans l'hypothèse d'une division à 20 un vivier de 200 joueurs français (ou CEE) évoluant au meilleur niveau des championnats de France. Bien sûr les meilleurs d'entre eux pourraient être amenés à rejoindre la ligue fermée, mais autant qu'ils soient attirés par ces perspectives là plutot que celles de partir à l'étranger. Et compte tenu des moyens développés au sein de la Ligue fermée, nous trouverions au moins les conditions de les fixer plus longtemps en France. Quant à ceux qui ne pourraient pas prétendre à la ligue fermée ou à d'autres ligues en Europe, ils seraient certains de trouver une place valorisante dans la première division nationale où ils n'auraient plus à souffrir de la concurrence d'américains de deuxième zone.

 

La mise en place de cette formule conduirait à la suppression du championnat espoirs, les meilleurs de ceux évoluant dans cette catégorie pouvant prétendre, à la fin de leur cycle de formation, à 18 ans, intégrer un roster de première division nationale. Facilitant leur éclosion au meilleur niveau possible.

 

Rien ne me laisse penser que cette formule et cette 1ere division nationale  viendraient à souffrir économiquement de la mise en place de la ligue fermée. Les zones de chalandise des équipes de PROA actuelles sont locales et ne subiraient aucun impact. Les subventions continueraient à alimenter les clubs. Nous préserverions la dimension derby historique chère à Alain Beral, point que je partage avec lui. Alors, Il y aurait bien le risque de perdre des droits TV, les canaux nationaux étant suscpetibles de ne se consacrer qu'à la ligue fermée. Mais ces droits TV ne pèsent rien aujourd'hui. Et ma recommandation serait que les droits d'image des clubs de cette division restent leur pleine et entière propriété de sorte qu'ils puissent développer, selon leur stratégie, des accords sur le net ou sur des réseaux télévisuels locaux et régionaux, source d'exposition et de valorisation des partenariats dont le contrat SPORT+ a coupé les clubs de PROA. Mieux encore, nous pourrions envisager un système de contribution de la Ligue fermée aux budgets de la 1ère division nationale, et pourquoi pas dans un cadre de région, le club de ligue fermée de lyon-villeurbanne étant par ex. contraint de reverser une partie de ses revenus aux clubs de divisions nationales alentour, moyennant quoi ils pourraient bénéficier d'un droit de recrutement prioritaire sur les talents français qu'ils feraient émerger.

 

En somme, le caractère prestigieux de participer à la PROA actuelle, redevenue première division nationale, ne serait en rien écornée, et bénéficerait en sus du capital sympathie d'évoluer avec des joueurs du cru. Et la mise en oeuvre de ce dispositif permettrait d'atteindre les objectifgs prioritaires que je nous étais assigné ici : Quels objectifs prioritaires pour notre Basket ?

 

2/ on m'écrit aussi qu'une ligue fermée serait illégal. Mais pas si elle ne désigne pas le champion de france, ce qui serait le cas ici puisque cette distinction reviendrait au vainqueur de la 1ère division nationale. En outre, cette ligue ne serait envisagée que dans un cadre privé et autonome contre lequel je ne vois pas comment les institutions pourraient lutter. Mais d'ailleurs je n'imagine pas une seconde que ce dispositif puisse s'envisager sans la pleine adhésion de la FFBB.

 

Reste maintenant à envisager de quoi serait faite cette ligue fermée, quels en seraient les rêgles et quels fondements présideraient à son exploitation commerciale.

 

Prochain épisode de ma petite saga ;-)

 

 

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Commenter cet article

Pierro 10/03/2012 22:56

Si je ne suis pas contre l'idée d'une ligue fermée, j'ai du mal à cerner l'intérêt sportif si une 1ère division nationale, en parallèle et composée uniquement de joueurs français ou CEE, décerne
elle le titre de Champion de France.
Les équipes consituant cette ligue seraient composée, je vais jusqu'à l'extrême, potentiellement d'aucun joueur français? Quel serait l'enjeu du titre décerné? Quid d'une participation à une ligue
européenne (euroligue ou autre modèle fermé) des clubs issus de la 1ère division nationale?

A ce stade de réflexion, je ne vois pas comment ces 2 compétitions pourraient co-exister en France...En tout cas, cette idée me séduit nettement plus que le concept de poules régionales...

Herve Philippe 04/03/2012 00:26

Bravo a toi c bien d'alimenter le debat et de faire part de ta vision du basket de demain
Puisse les gens etre nombreux a te lire et a l'ecoute de tes propositions meme si elles bousculent nos decideurs
Au plaisir de te lire
Amities