Remède de cheval éxigé

Publié le par thinktank-frenchbasket

Avant de se soigner, il faut se savoir malade !

 

Et le Basket français est malade, ne nous le cachons pas plus longtemps.

 

Oh, bien sûr il y a quelques signes derrière lesquels on parvient encore à se cacher une vérite qui pourtant s'impose :

 

- L'équipe de France masculine s'est brillament qualifiée pour les JO 2012 où elle pourra légitimement nourrir quelques ambitions.  L'Equipe de France féminine qui a glané quelques breloques sur la décennie écoulée est en mesure de l'y rejoindre.

- Les équipes nationales de jeunes sont en lutte pour des médailles année après année sur les scènes européennes et françaises.

- Le Basket professionnel français remplit le POPB 3 fois dans l'année avec la All Star Game, la Finale de la Coupe de France et la Finale du Championnat de France. Mais qui ne remplit pas Bercy à part le Volley-Ball (oh c'est pas fair-play ça !)

- Le contingent des joueurs tricolores évoluant en NBA est trés flatteur.

 

Mais en dehors de cela, il y a des signes trompeurs comme :

 

- Les affluences de la LNB qu'on nous annonce invariablement en augmentation mais qui reste, avouons-le, à un niveau qui ne fera frémir aucun annonceur ou investisseur (sans parler de la fiabilité des chiffres communiqués par la LNB).

-  Le nombre de licenciés de la FFBB qui se situe à 480.000 mais qui ne suffira bientot plus à positionner le Basket comme le premier sport de salle, le Handball étant en passe de le rattraper tandis qu'il partait de si loin il y a 10 ans.

- Le parc vieillissant des salles, le Basket n'ayant inauguré aucune enceinte neuve sur les cinq dernières années à part Boulazac tandis que le Hand lui aura pris pied à l'"Arena" de Montpellier (voir ci-dessous) ou au Phare de Chambery.

- La couverture télévisuelle qui, si elle nous garantit deux matches couverts par journée, nous cantonne à des audiences de quelques modestes dizaines de milliers de téléspectateurs. Et on ne peut même plus invoquer l'incurie des commentaires, la paire Monclar/Cozette étant justement reconnue comme une des meilleures du PAF.

- L'omniprésence médiatique de Tony Parker qui reste l'arbre qui cache la forêt malgré le slogan proné par la LNB, aucun joueur évoluant sur le territoire national n'étant marketable et donc marketé, à la différence d'un Chabal dans le Rugby ou d'un Karabatic dans le Hand.

 

 

Et des signes annonciateurs de difficultés futures certaines si on ne change pas les choses :

 

- Manque de compétitivité des clubs sur la scène européenne où aucun club n'a fait de parcours significatif depuis maintenant plus de 10 ans.

- Instabilité des résultats qui ne permet à aucune place forte d'émerger, signe de l'immaturité de nos clubs.

- une couverture presse nationale en perte de vitesse : serais je le seul à avoir constaté la part grandissante de la NBA dans la rubrique basket de l'équipe, ou encore la place bientot supérieure accordée au hand national, le cultissime Dunkerque/Chambéry de la semaine dernière ayant bénéficié d'une couverture supèrieure à n'importe quel match de PROA depuis le début de la saison.

 

Non, soyons juste : les choses vont trés mal.

 

Et le remède à employer tiens de toute évidence plus de celui du cheval que de celui de la fourmi !!!

 

Ayons déjà la force de nous le dire. Et envisageons toute mesure en fonction de ce constat !!!

 

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Pierro 10/03/2012 16:01

Tous les obsevrateurs extérieurs et fans de basket le savent déjà et le clament haut et fort depuis longtemps! Mais à crier dans le désert, les voix se perdent...

Si la Fédé et la LNB sont coupables d'avoir laissé la maladie sans traitement efficace, les dirigeants des clubs n'ont pas fait grand chose non plus pour changer les choses! A tirer la couverture à
soi, le basket n'a jamais pris son véritable essort professionnel!

Nicolas 06/02/2012 20:37

Le problème est bien là. Les personnes en place, celles qui ont les destinés du basket français entre les mains, doivent accepter d'ouvrir les yeux et de voir que le bébé est malade. L'auto
congratulation, l'auto satisfaction et la censure de "ceux qui ne disent pas oui à tout" sont malheureusement encore bien présentent du côté du Château... Et on le sait, un malade qui ne veut pas
admettre sa maladie, n'acceptera pas de traitement.